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Pamiers - Orgue Poirier-Lieberknecht (1860) de l'église Notre-Dame du Camp

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Buffet
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La laye de Pédale
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L'arrière de la console
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L'avant de la console avec la Barker
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Le bloc clavier
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MM. Toussaint et Chapuis

Composition

Grand-Orgue, 54 notes :

Montre 8 Montre 16 Bourdon 8
Salicional 8 Cornet 5 rangs Prestant 4
Plein jeu Trompette 8 Clairon 4

Positif, 54 notes :

Montre 8 Bourdon 8 Salicional 4
Doublette 2 Euphone 8 Trompette 8

Récit, 54 notes :

Flûte harmonique 4 Diapason 8 Viole de 8
Unda Maris 8 Octavin 2 Cor anglais / Hautbois 8
Trompette 8 Voix humaine

Pédale, 30 notes :

Flûte 16 Flûte 8 Bombarde 16
Trompette 8  

Orage, Tirasse GO, anches PED/GO/POS, copula Pos/GO/Oct grave, Anches Récit, III/II, Tremolo, expre. bascule

Présentation des travaux

L'orgue de Notre-Dame de Pamiers est un bel exemple de la facture romantique qui s'est exprimée entre 1836 et 1870.

Les techniques classiques sont conservées avec l'accord sur le ton, des abrégés en bois, une fabrication des sommiers en vent direct, un schéma d'alimentation avec de longs parcours de portevent, le plan sonore du positif de dos. Mais à cette époque chaque facteur tente d'apporter ses propres améliorations susceptibles de renouveler l'art musical et d'aider au jeu de l'organiste. Apparaissent ainsi dans notre orgue les apports modernes que sont les pressions différenciées, le récit expressif et la machine d'assistance pneumatique.

Cette facture est loin d'être figée, les avancées techniques sont rapides et d'un instrument à l'autre, les procédés peuvent être totalement renouvelés. Il n'y a que très peu de comparaison possible avec l'orgue de La Daurade des mêmes facteurs mais plus tardif.

Le manque de documents sur les interventions après la construction de l'instrument nous avait laissé croire que l'orgue se trouvait préservé dans son état d'origine. Scénario idéal car il suffisait alors de se laisser guider par le matériel existant. Après l'étude technique de l'instrument, il est clair que les interventions sur l'orgue ont été fréquentes. L'orgue a notamment été totalement réharmonisé et son diapason rehaussé par P.M.Koenig. Cela a donné lieu à un important débat, au terme duquel, il a été décidé de conserver l'orgue dans son dernier état.

Notre restauration a été conduite en suivant le principe d'un total respect du matériel Poirier et Lieberknecht y compris dans les modifications qu'il a pu subir ultérieurement.

Les modifications d'harmonie étaient réversibles mais au prix d'une totale remise en cause de la musicalité de l'instrument. Par prudence, ces choix sont laissés à l'appréciation des générations futures.

Le travail de Jean-Pascal Villard, harmoniste-facteur d'orgues, fut donc une simple égalisation des timbres, jeu par jeu, en équilibrant leur puissance par rapport à la moyenne des tuyaux.

Ce n'est qu'après l'égalisation que l'accord a pu être entrepris. L'obligation de fiabilité était prioritaire pour l'accord.

Ce dernier avait été repris plusieurs fois lors des interventions précédentes, avec recoupe de la tuyauterie sur des sommiers qui n'étaient, à l'époque, plus étanches.

Les sommiers ayant été entièrement restaurés dans nos ateliers, leur étanchéité ne faisait plus défaut et beaucoup de tuyaux s'avérèrent trop courts.

Un important travail de rallonge a été nécessaire pour retrouver un accord cohérent au diapason 440Hz à 18°C.

Restauration de l'orgue

Inventaire, études, démontage et transport :

Les essais de remise en vent ont permis de définir l'état exact des réservoirs et de faire le relevé des pressions. Les réservoirs devaient être entièrement remis en peau et le plan d'alimentation être refait (cf. alimentation).

Les relevés de tuyaux et les plans en coupe et profil ont été établis avant démontage afin de fournir le rapport de démontage intégré au présent dossier. L'intégralité de la partie instrumentale a été transportée en atelier à l'exclusion des charpentes, des réservoirs qui furent restaurés sur place et de la boîte expressive. Les grands tuyaux de 16 pieds et les façade sont restés en place ou dans l'instrument.

Buffet, charpente et boîte expressive: :

Les buffets en noyer sont protégés par un vernis bouche-pores brillant pigmenté à la terre de sienne brûlée. Ces boiseries forment un bel ensemble avec toute la tribune et les portes d'accès. Comme tout mobilier en noyer, elles sont très sensibles aux attaques des xylophages. Les deux buffets ont été traités par injection externe à la seringue car le vernis ne permet pas d'application par aspersion. Cette technique est très incertaine d'autant que le reste des boiseries n'a pas été traité. La surface a ensuite été nettoyée à l'éponge humide puis le vernis fut ravivé par une couche de vernis alcool très dilué. Tous les trous de fils, de porte-manteaux ont été bouchonnés. Les bois neufs sont traités et mis en teinte pour se fondre avec les bois anciens. La porte arrière du côté C a été refaite en copie car elle avait disparu lors de la pose du cabinet d'insonorisation de l'ancien ventilateur électrique.

Tous les bois intérieurs ont été traités par aspersion d'un produit anti-xylophage : l'intérieur du buffet, la charpente et la boîte expressive. Cette opération a été renouvelée à deux mois d'intervalle. Certaines zones très piquées ont été imprégnées. Sur les éléments constitutifs les aubiers ont été tranchés et remplacés par du bois sain. Cette opération a été réalisée particulièrement sur les lèvres inférieures de certains tuyaux de bois.

La charpente présente un affaissement important de sa structure sur le milieu de l'instrument. Cette partie qui soutient à la fois le Grand-Orgue, les réservoirs et le récit s'est enfoncée dans le sol de la tribune de 35 à 48mm. Les tomettes de la tribune reposent sur un lit de gravas qui n'est pas forcément très stable.

Sommiers :

Démontage soigneux des chapes et des registres, colmatage des perces au papier collant, essai d'étanchéité. En mai 2001, nous avons relevé plusieurs soufflures : dessus du salicional pos côté C. Prestant GO (3C, 4G#) mais aucun emprunt.

Après démontage total et mise à nu des grilles, tous les sommiers présentaient des décollements de table ou dilatation de joints. Les emprunts étaient globalement masqués par les soufflures importantes et des trous de décharge. Chaque sommier a donc été totalement restauré, réencollé gravure par gravure puis testé. Pour supprimer les soufflures, nous avons posé des rondelles de casimir sur les tables et sous les chapes. Les fonds de laye ont été restaurés en totalité et les boursettes fabriquées en copie. Les soupapes ont été remises en peau.

Relevés de perces :

  anches fond
C8' 22 20x24
E 20 16x20
G 18 18
c4' 16 16
e   14
f 14  
g   12
c2' 12 10
f 10 8
c1' 8 7
c1/2' 7 6

Dimensions des soupapes clavier de Grand-Orgue, soupapes identiques pour les fonds et pour les anches :

1C 30x250 3c 20/19x250
1F 27x250 4c 18/17x250
2c 24x250    
2f 22/21x250    

Division des notes sur ces sommiers. Les deux côtés sont parfaitement en miroir :

Dimensions des soupapes clavier de Positif et de Récit. Pour ce dernier les soupapes sont identiques pour les fonds et pour les anches:

1C 24x225 3c 20/19x225
2c 22x225 4c 18/17x225

Le sommier de complément de Pédale a été reconstruit en copie des sommiers manuels. Il a été nécessaire de remplacer les ressorts de soupapes du Grand-Orgue.

Console :

Le placage en ivoire des claviers était en bon état, il a été nettoyé et les marches ont été lustrées. Tous les claviers présentaient quelques inégalités. Des marches étaient voilées dans le sens longitudinal. Pour préserver le maximum du matériel, nous avons rectifié les marches altérées par flipotage. Les garnitures en casimir ont été entièrement regarnies et les axes recalés avec du parchemin, les draps de repos sont remplacés.

Les cuillers ont été revernies et nous avons placé une barre signalétique avec des étiquettes papier protégées par un vernis vitrificateur. Il semble qu'aucune signalétique n'existait à l'origine. Le pédalier a été simplement restauré en remplaçant les feutres et les garnitures de mortaises.

La partie interne de la console est constituée d'un châssis en chêne sur lequel sont fixés les éléments mécaniques. Ce châssis à la forme d'un H, les claviers reposent sur la traverse, l'abrégé de Pédale est placé en dessous fixé à chant sur l'avant. Celui de tirasse est placé à l'arrière. Légèrement au-dessus du pédalier, la traverse des axes de cuillers.

Les tirages des registres ont été restaurés. Seules les porcelaines manquantes de la Voix Humaine et de la Doublette du Positif ont été restituées en copie des anciennes. L'ensemble console a été restauré en atelier puis a été transporté sur place intégralement monté.

Mécanismes :

Tous les mécanismes sont bien préservés. Il n'y avait pas de lésions particulières ni disparitions (à part l'accouplement du Positif), ni remplacement inesthétiques. Tous les éléments ont très soigneusement été restaurés : remplacement des axes pour les abrégés en bois, remplacement des crochets pour les vergettes, remplacement des garnitures pour l'abrégé du Récit. Nous avons particulièrement veillé, lors du remontage, à bien donner un armement convenable aux équerres et aux bras; alors qu'au démontage beaucoup étaient contre-armés.

Lors du démontage, nous avions remarqué la dépose d'un système d'accouplement sur le parcours de la mécanique du Grand-Orgue. Les balanciers avaient été déposés alors que la barre restait en place. Au départ, nous avions cru que cet accouplement était un appel en 16 du Grand-Orgue. Néanmoins, placé avant la Barker, cela impliquait une commande en cascade des octaves. En fait, après quelques essais, il s'est avèré que cet accouplement était celui du Positif sur le Grand-Orgue en 16'. Les deux claviers sont ainsi appelés chacun en 8 et en 16. Il est probable que cet accouplement a été supprimé du fait des problèmes mécaniques qu'il créait. Nous avons dû ajuster l'ensemble des balanciers de façon à gagner suffisamment de jeu et ne pas bloquer en pince les fils de commande. D'autre part, pour l'usage les accouplements en Tutti, la machine Barker est un peu insuffisante.

Pourtant un soin particulier fut apporté à la machine Barker : les soufflets ont été remis en peau, en prenant soin de bien conserver leur course d'origine et la souplesse des plis. Les butées sont remises en feutre, les layes entièrement refaites à neuf avec de nouvelles boursettes, les soupapes de commande et de décharge remises en peau, toute la quincaillerie nettoyée...

La soupape de décharge est commandée par un levier interne qui est relié de façon fixe à la soupape de commande. L'intérêt de ce système est l'absence totale de ressort de rappel qui implique souvent un toucher assez mou. Par contre, il n'est pas possible de règler la fermeture de la décharge, ou bien uniquement en tordant le levier pour retarder la fermeture de cette soupape. Le principal problème rencontré est la répétition car, une fois en place, le système n'est plus réglable.

Le deuxième point faible est la tirasse. C'est un système renvoyé à l'arrière de la console qui semble avoir été ajouté sur le parcours de la mécanique de Pédale. Des équerres à fourchette rattrapent le mouvement des vergettes de départ vers l'arrière de l'instrument, lesquelles sont munies d'écrous fixes. Puis renvoient le mouvement vers un abrégé de tirasse et ce sont à nouveau des équerres en fourchette, sur une barre mobile qui accrochent les vergettes de grand-orgue sur leur parcours à l'horizontale derrière la console.

Le toucher des trois claviers est singulièrement amélioré. Nous avons maintenant un instrument agréable à jouer dont la fiabilité est bonne mis à part les petits défauts de réglages qui s'estomperont avec les entretiens et la répétition de la Barker qui s'améliorera avec l'usure du temps.

La mécanique de l'ajout de pédale est préservée dans son fonctionnement mais a été remaniée dans sa présentation pour se fondre esthétiquement avec le matériel d'origine.

Tous les éléments du tirage des registres ont été restaurés : rouleaux des échelles de répartition, sabres, têtes des registres. Nous avons remplacé toutes les goupilles qui possédaient trop de jeu en utilisant de l'acier stub dont les diamètres varient au dixième de millimètre.

Tuyauterie :

Nous avions noté, sur les jeux démontés, des altérations :

  • La Doublette du Positif était décalée d'un demi-ton. Le 1C# actuel portait les marques du 1C tandis que le 1C était un tuyau sans ressemblance avec la facture des autres jeux;
  • Le Salicional du Positif et le Prestant du Grand-Orgue avaient été munis d'oreilles au-delà du c1', cet ajout était récent. Il a eu pour effet soit de stabiliser, soit (plus probable pour le Prestant) de rallonger des tuyaux coupés un peu court;
  • La plupart des tuyaux d'anches portent des marques visibles de recoupes.

On se reportera aux relevés pour les mesures et commentaires jeu par jeu.

Les tuyaux de bois ont été entièrement révisés. Plusieurs lèvres et pieds en noyer de la Flûte de la Pédale ont du être refaits car ils étaient trop piqués. Certaines parties en aubier ont été enlevées et remplacées au cas par cas, lorsqu'il était évident que l'étanchéité ne serait pas assurée.

Parmi les jeux de fonds, environ un tiers des tuyaux ont été rallongés car leur accord ne correspondait plus à leur égalisation. Les jeux d'anches ont été conservés sur leur coupe, le travail d'égalisation ayant été réalisé avec les saillies ou par ajout d'une peau dans les corps.

Alimentation :

Les quatre réservoirs sont répartis par couple dépendants, les côtés sont reliés entre eux, par contre, les pressions sont séparées. La forte pression est donnée par les réservoirs du haut (125mm) et la faible pression par ceux du bas (90mm). Ceux du côté # sont plus chargés que ceux du côté C. Chaque réservoir est alimenté par deux pompes à bras. Les réservoirs à faible pression alimentent la Pédale, le Positif, les fonds du Grand-Orgue et les basses des anches du Grand-Orgue. Les réservoirs à forte pression alimentent la machine Barker, le Récit et les dessus des anches du Grand-Orgue.

Les pressions sont données par des briques de grandes dimensions pour les réservoirs bas et par des éléments dépareillés pour les réservoirs hauts. Il est possible que les briques du bas aient été transférées sur les réservoirs du haut.

Lors de la mise en place du ventilateur électrique, l'admission du vent était sur le côté C et la régulation était assurée par deux boîtes à rideaux sur les réservoirs C. Il n'y avait pas de régulation pour les réservoirs #.

Comme pour tous ces systèmes à double réservoir mais à régulation unique, le deuxième réservoir ne servait à rien mais venait uniquement en anti-secousse ou en porte-vent suivant qu'il est plus ou moins chargé que son primaire.

Les principaux griefs étaient à l'encontre d'un vent peu stable avec des réservoirs qui n'arrivaient pas à se stabiliser correctement. Nous avons donc décidé de séparer les vents et de placer une régulation pour chaque côté. Les portevent de liaison entre les réservoirs ont été fermés, la machine Barker isolée sur le côté C de la forte pression tandis que le portevent central était cloisonné. Les quatres réservoirs fonctionnent maintenant parfaitement mais les houppements n'ont pas disparu et des anti-secousses ont été placés sur le parcours d'alimentation du clavier de Positif et des fonds du Grand-Orgue.

Les portevent ont été vérifiés, traités contre les xylophages puis étanchéifiés avec un mélange de sciure et de colle réparti à la spatule pour le côté extérieur, encollés pour l'intérieur.

Le tremblant a été remis en peau et son équilibrage a été modifié de façon à lui donner plus d'amplitude.

Harmonisation et accord

Avant tout démontage l'orgue était accordé au diapason 440,3Hz à une température de 16°C. Quelques variations d'aacord ont pu être relevées suivant les notes ou les jeux testés mais elles ne dépassent pas 1Hz.

Le jeu de référence pour cet instrument est le Bourdon 8 du Positif. C'est, en effet, le seul jeu à calottes soudées conservé dans son état d'origine sans modification de la hauteur de bouche. Quelques cheminées ont été recoupées dans les basses. Ce jeu était accordé très haut puisque les oreilles se trouvaient repliées à l'équerre ou le long du corps. Une fois les oreilles replacées bien perpendiculaires à la bouche, le diapason relevé est de 432Hz. Il faut nettoyer les biseaux pour trouver un diapason proche de 437Hz. Les jeux de fond présentent de fortes disparités d'accord. Les recoupes ne sont pas nettes. Exemple : sur le jeu de Flûte 8 du Positif les tuyaux sont très fraisés ouverts tandis que pour l'ensemble du Grand-Orgue, ils sont très fraisés fermés. Les essais de mise à l'arrondi des corps et de nettoyage des bouches de la Flûte du Positif permettent le retour à un diapason moyen de 437Hz. Ce diapason est assez facile à obtenir avec les pattes d'accord des façades qui sont très ouvertes.

Par contre, le Prestant du Grand-Orgue ne peut pas être aussi facilement baissé car l'examen de la tuyauterie nous a permis de constater que tous les dessus avaient été munis d'oreilles, suite à une remise en harmonie, les tuyaux sur le ton se révèlant trop courts.

L'examen des jeux d'anches était encore plus clair. Le relevé du diapason donne un point de brillance supérieur à 445Hz. Le soubassement est jonché de rognures provenant de la découpe de la tuyauterie.

En Novembre 2003, nous présentons une mise en harmonie d'essai. Nous sommes correctement retombés au diapason 437Hz à 15°C avec le Bourdon du Positif. En poursuivant la mise en harmonie, nous avions le 3G de Salicional conservé avec une entaille et donc non retouché. L'entaille refermée, nous obtenions un diapason sensiblement comparable en ouvrant le pied car l'égalisation est un peu retenue. Par contre tous les autres tuyaux de ce jeu, déjà rallongé, sont trop courts et on peut noter de sérieuses différences d'égalisation suivant les tessitures. Le jeu de Flûte était au même diapason, seuls douze tuyaux étant à rallonger. Les tuyaux du Grand-Orgue et du Récit sont tous globalement trop courts et les timbres sont très inégaux en force.

Se pose donc la question d'un statu-quo en conservant le diapason 440/442Hz ou bien la rallonge systématique de la tuyauterie pour revenir au diapason ancien. Cette dernière implique une mise en harmonie différente car il est évident qu'en 1937, l'harmonie a été rectifiée sur une base de sommiers non-étanches. Le retour à une harmonie Poirier et Lieberknecht force à considérer l'égalisation dans le sens d'un renforcement de l'instrument alors que le statu-quo ira au contraire dans le sens d'une égalisation en diminution de puissance.

C'est finalement le statu-quo qui a été choisi par les utilisateurs. Ce qui n'a pas été sans poser de problèmes car nous nous sommes trouvés face à certains tuyaux trop longs (basses du Récit et de la Pédale, jeux à anches libres), alors que d'autres étaient encore courts (les anches restent très claires et trop courtes pour certaines). Monsieur Jean-Pascal Villard est parvenu à un équilibre cohérent qui respecte globalement le matériel ancien.

L'impression sonore globale est ainsi très satisfaisante car l'instrument est bien adapté à l'édifice. Bien que la puissance des fonds soit probablement en deçà de ce qu'elle était à l'origine, la clarté des anches rattrape cette imperfection sans agressivité. L'orgue de Notre-Dame de Pamiers apportera nombre de satisfactions à ces utilisateurs.

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